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La naissance de 2412 ou Comment devenir freelance?


Un matin comme prise d’une envie de fraises, j’ai eu une envie de freelance. Certes, j’étais inscrite à la maison des artistes depuis 5 ans, mais toujours en parallèles d’un contrat ou dans le pire des cas en emploi masqué.
J’étais à ce moment précis, en cdd, la décision était prise, le lendemain de la fin de ce contrat, je me déclarerai freelance ! Un statut en suivant forcément un autre, c’était chose faite !
L’étiquette sociale étant identifiée, il ne me restait plus qu’à mettre tout en place pour remplir la forme de son fonds.
Un livre traînait dans ma bibliothèque me rappelant à lui sans relâche, c’était le moment de ressortir le guide du graphiste indépendant (voir sa bible).

C’était aussi le moment de commencer a vérifié autour de moi que je prenais le bon chemin, que ma lubie n’était pas ma première crise de palu, que mon souhait n’était pas un caprice et surtout que mon champ « réseau » était devenu solide et en adéquation avec le marché du travail.
Les échos ont été très bon ! Mon entourage proche connaissant mon goût pour l’indépendance, mon côté rebelle, « punkette » disent certain et surtout mon éducation paternelle peut porter sur l’admiration patronale, tous étaient unanimes sur le principe qu’il fallait que je tente l’expérience.
Travailler en freelancing, soit mais où ? Bien qu’aimant beaucoup mon appartement aussi grand (dans sa totalité) que ma chambre d’ado en province, il me fallait un lieu, pour ne pas devenir aussi gaie qu’un lion en cage. Il m’a fallu environ 2 secondes pour savoir à qui j’allais demander de partager une place dans un atelier. Ça tombait très bien ! lui quittait le free pour devenir directeur du design produit dans une agence, il me passait donc ses clefs, son bureau, sa chaise et puisque je sais faire les yeux doux… J’ai même eu droit à son i Mac.
C’est bon d’avoir des amis!
Travailler en freelancing, dans un lieux, avec un peu de matériel, c’est un début, encore faut-il avoir un book pour montrer l’ensemble de ce qu’on sait faire.
C’est là qu’a commencé l’étape la plus longue… La réalisation de mon premier site Web.
Premièrement, il faut avoir un nom. Après une rapide recherche, je me suis aperçue que la plupart des portfolios porte le nom et prénom de leur auteur. Personnellement, je ne pouvais pas appeler mon site Amélie Noël car tout le monde allait penser, avant même que la première page soit chargée, aux nains de jardin en pâte d’amandes posés sur la bûche, ou aux caribous, aux chaussettes rouges, aux bonnets à pompon. Non ! Noël ne serait pas de la fête.
Belleville pour l’adresse postale… c’était déja pris par une agence que j’aime beaucoup. Une de mes inspirations graphiques étant 256, le site de typographie de Thomas Huot.
24.12 est arrivé tout naturellement comme une traduction décimale de mon nom, sans les sapins, les guirlandes et les boules.

Un zoning relativement simple sur un power point, et c’est là que j’ai choisi de m’inspirer fortement du site de serial cut, pour avoir une navigation simple (par genre) et une lecture verticale en deux colonnes.
J’ai monté mes maquettes Web sur photoshop.
J’avais un header, un footer et une zone de contenu au milieu avec un titre, une image et un texte. Tout était prêt sur mon ordi, mes images étaient recadrées, mes textes étaient écrit, mon logo était trouvé, ma typo également, mais c’était là que s’arrêtait le domaine de mes compétences.

Une fois encore, il fallait que je fasse appel à mon réseau d’amis.
Les développeurs n’étant pas une espèce en voix de disparition dans mon entourage, il fallait que j’en mette un à contribution, pour la noble et unique cause de m’aider. L’intégrateur était par nature quelqu’un de gentil, je n’eus pas de mal, à voir des amis se proposer d’eux-mêmes. Le premier Nico, bien qu’habitant à une heure de Paris et travaillant toutes la journée pour Microsoft, eu la gentillesse de passer deux soirées avec moi pour m’apprendre et découper les maquettes. Son professionnalisme apporta beaucoup à mes travaux, je l’en remercie énormément.
Ne voulant pas obliger mon ami à veiller jusqu’à l’aube, une fois par semaine, j’allais en trouver un autre, plus « Parisien ». Les débuts furent difficiles car ils n’ont pas du tout les mêmes process. Le premier est un flasheur alors que le second, Namane, est un développeur de logiciels. Il fallut 6 soirées en tout, (bières, pizza) fort agréables, pour venir à bout de ce site, sans parler du travail solitaire d’intégration que ça m’a demandée.
Peut importe, j’ai renforcé les liens avec mes amis, j’ai appris à découper un site Web et à comprendre les rudiments du PHP et du HTLM.


Aujourd’hui 24.12 est en ligne. Je suis installé dans mon atelier de freelancing, il ne me reste plus qu’à activer mes réseaux qui, eux-mêmes, activeront leurs réseaux, à la recherche de travaux de graphisme et de mise en pages, de logos, d’affiches….
Je vais tout de même démarcher des agences et ratisser plus large que mon rcercle d’amis bien qu’il soit déjà si riche! et que mon total « amis » facebook soit au nombre de 200.
Maintenant que tout est en place, il ne me reste plus qu’à avoir assez de clients pour que mon désir d’indépendance puisse durer le plus longtemps possible.

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont beaucoup apporté dans cette aventure:
Nicolas Stadler pour son aide matériel et pour m’avoir trouvé un local.
Nicolas Galante
pour sa générosité, son aide et sa patience.
Namane Salhi
pour son ingéniosité, ses idées et les 4 soirées qu’il a bien voulu passer à intégrer.
Big-up à bA pour m’avoir dit que le freelance c’était maintenant (et pour leur message sur Off-blogagency). Heaven pour avoir élargi considérablement mon réseau de chef de projet.
à Jacinthe
pour ses encouragements
et d’autres encore dont je terrais les noms….