Nightshade (suite)

Cela se passe dans la grande halle de la Villette, une ancienne halle aux boeufs alliant métal et verre selon le style Baltard, réhabilitée en 1985 pour accueillir spectacles, expositions et débats.
C’est un bâtiment doté d’un beau volume dans lequel on peut faire les installations les plus folles, ce qui est vraiment pratique pour les décors mais beaucoup moins pour la température ambiante malgré le sujet très Hot du spectacle parce que oui ! Nightshade parle du Striptease.
Il y a 7 petits show qui s’enchaînent assez bien :

Vera Mantero et Delphine Clairet est le plus humour noir. Cette fille assez disgracieuse m’a rappelé les maisons closes. Son texte est poignant de sincérité. C’est le seul qui soit comique et le moins conventionnel dans l’art du striptease.
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Alain Platel et Caroline Lemaire
Celui-ci est très sensuel, la mise en scène graphique est très belle. Le jeu de l’attente, les pas langoureux dans des chaussures aussi érotique que dérangeante de blessures ne laissent pas indifférent. Le fantasme de l’Asiatique (in the mood for love) est très subtilement amené, pudeur et désir s’entremêle. Caroline Lemaire est parfaite !

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Wim Vandekeybus et Sarah Moon Howe
Ici on est sur l’ambivalence. Sarah arrive d’abord en jean, en fille assez commune et revient en bombe sexuelle. Elle s’en prend à son admirateur qui lui promet de la sortir de son milieu. Il y a là un jeux de mise en scène-vidéo exceptionnelle dont j’aimerai connaître le secret.

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J’ai beaucoup aimé ce spectacle même si j’ai regretté qu’il n’y ait pas plus de danses, malgré une mise en scène faite par des chorégraphes. Les corps s’animent, se déshabille, mais n’a aucun moment, ils ne deviennent des danseurs, ils restent cantonner à leur show de stripteaseur.
J’aurai voulu que les corps se déshabillent en dansant. En tout cas il n’y a rien de scabreux dans le spectacle, tout est même fait pour redonner du panache au métier de stripteaseuse.
L’affiche n’a que peut de rapport avec les spectacles si ce n’est que sont style revient sur scène pendant les entractes.